Vous pouvez consulter ci-dessous la liste des rencontres à venir.
Diriger un orchestre, entraîner une équipe, manager une entreprise ou enseigner… Pour mettre un groupe au travail il faut se faire entendre. Si le statut et les règles sont donnés par la structure, l’autorité est accordée par le groupe et elle n’a rien de naturel. Elle s’acquiert par l’institution d’un lieu, d’un temps, et par une distribution claire et entendue des rôles de chacun. Le groupe devient alors une collectivité où l’on peut travailler et vivre ensemble.
.
Le corps est d’abord l’image que nous donnons à voir aux autres, une image qui peut être source d’indifférence ou d’intérêt, de reconnaissance ou d’inquiétude, de désir ou de rejet. Cependant, le corps peut dépasser les codes esthétiques et sociaux pour accéder à un langage construit. Dès lors, passant du paraître à l’être, le corps devient un instrument de notre liberté, capable d’exprimer par la voix et le geste nos émotions et de nous aider à vivre avec les autres.
Avec le siècle des Lumières, la raison a prétendu prendre le pas sur la passion dans un irrépressible mouvement d'émancipation. Face aux obscurantismes et aux croyances, le savoir objectif et critique s'est imposé comme une des principales conditions du progrès humain. Héritière des valeurs de liberté et de laïcité qui se sont forgées dans ce long combat, l'école d'aujourd'hui est le lieu emblématique de ce savoir qui se construit sans cesse. Elle a pour mission de fournir les outils permettant à chacun de construire ses propres connaissances. Doit-elle pour autant donner accès à l'ensemble des idées et points de vue contradictoires pour que chacun se fasse son opinion ? Y a-t-il un enjeu à le faire ? Un danger ? Est-il même possible de penser un savoir totalement dégagé de toute croyance ?
La mort des autres est d’autant plus douloureuse qu’elle nous renvoie à la nôtre et au peu de place que nous lui accordons. Par définition morbide, ce sujet est le plus souvent écarté de ce que nous nous disons avec nos enfants, nos élèves. Pourtant, lorsqu’elle se présente, en parler serait déjà une façon de l’accepter, de la « vivre mieux ». Or, la culture laïque n’a pas trouvé de façon opportune d’aborder ce thème. Les deuils demeurent pour chacun, et à tous les âges, des événements essentiels qu’il faut apprendre à vivre.
La culture que l'on enseigne à l'école est le plus souvent dite "classique". Elle résulte de la décantation des faits, des idées et des actes qui ont émaillé notre histoire et nous est présentée comme un patrimoine commun. Parce qu'elle a résisté à l'épreuve du temps, elle nourrit souvent craintes et suspicions vis-à-vis de ce qui est actuel. Ainsi, la culture des jeunes d'aujourd'hui - Web, blogs, mangas, grafs, tecktonik, "gothique", etc.- ne trouve pas place à l'école. Certes, elle relève pour beaucoup d'un enjeu commercial qui profite à des industriels avant tout soucieux de "vendre du temps de cerveau disponible". Mais, au-delà de ces aspects mercantiles, on peut s'interroger sur cet ostracisme. Viendrait-il du fait que cette culture se pratique justement hors de l'école ? Quels effets ce rejet a-t-il sur le sens que les enfants et les adolescents attribuent à l'école ? Peut-on s'appuyer sur "les cultures jeunes" pour faire accéder aux oeuvres du patrimoine ou n'est-ce que démagogie ?
Pour pouvoir vous identifier, vous devez d'abord créer un compte.
Je souhaite créer un compteCopyright © Milan Presse - Mentions légales